kasai occidental

  • Imprimer

    L'origine des Bakua Luntu par Dikita Makubakuba

    L'origine des Bakua Luntu par Dikita Makubakuba

    Lire la suite

  • Imprimer

    Kananga : Trésor Kapuku inaugure la construction de la maison du barreau

    Kananga : Trésor Kapuku inaugure la construction de la maison du barreau

    Kasaï Occidental | Justice | Dimanche 27 Décembre 2009 à 09:32:44

    Hits :

    Le gouverneur du Kasaï occidental, Trésor Kapuku, a posé, samedi, la première pierre sur le site où sera érigé la maison du barreau de Kananga. Cette maison sera située dans la cour du parquet de grande instance de Kananga. Selon le bâtonnier Ambroise Kamukunyi, le financement de ces travaux provient jusqu’ici des cotisations des membres. Il en a profité pour lancer un appel à toutes les personnes de bonne volonté afin de contribuer à la concrétisation de cet ouvrage. Trésor Kapuku a réagi sur place en promettant de fournir 500 sacs de ciment. Il a aussi souhaité que les travaux se terminent avant le 30 Juin 2010, rapporteradiokapi.net

    Lien permanent Catégories : Général
  • Imprimer

    LE VILLAGE "NDUNGA", VILLAGE DES BENA MWANGE, ON Y MEURT PLUS DE FAIM

    DIBADILAYI BIENU MALU ADI MUANETU KALONGA MUFUNDE. MBAFUKE TSHIBUTSHILU TSHIA LUPETU KU DIBAYA MU KILOMETRA 150 NI KANANGA. MBAFILE MABANZA KUDI BENA MADIMI KADI TANGILAYI BIENU BIPETA. MARIE-ROSE BAKATUIMINA UDI NE DISANKA BUA BUDIMI BUENDE BUA MUA NDUNGA MU BENA BENE. BENA MWANGE NKOOTA KA DILOLO MU BENA BENE.

    par Francis Kalonga

    RD Congo
    Kasaï Occidental : une banque paysanne sauve l’agriculture locale

    (Syfia Grands Lacs/RD Congo) Grâce à leur organisation en banque, la vie des paysans a changé dans le territoire de Dibaya, au Kasaï Occidental. La production agricole a augmenté, donnant ainsi aux villageois la possibilité de mieux manger et de vendre leur production pour, notamment, se construire des maisons en dur.

    La banque paysanne, créée en 2007 dans le territoire de Dibaya, à environ 150 km au sud de Kananga, chef-lieu du Kasaï Occidental, en RD Congo, est aujourd’hui pleinement opérationnelle. Cette initiative locale baptisée Fonds de solidarité pour le développement de Dibaya (Fonsdev) a un impact visible sur la vie locale, en plein changement. L’augmentation de la production agricole se traduit par une abondance de maïs, manioc, taro et arachide sur les marchés de l’ensemble du territoire. Les prix ont donc baissé, donnant à la population la possibilité de manger au moins deux fois par jour. ″Il y a suffisamment de nourriture et ça ne coûte presque rien au marché″, s’exclame un enseignant. 
    Les crédits accordés aux membres par la banque leur permettent aujourd’hui de se procurer des semences ou d’investir dans le petit commerce. En témoigne un forgeron du village, qui a su relancer ses activités et fabriquer sur place et à moindre coût des houes, machettes, bêches… au profit des agriculteurs. ″J’ai reçu un crédit du Fonsdev, et j’ai du travail. Et chaque fois, je dépose mon gain à la banque pour ne pas le gaspiller.″ Pour sa part, un couple paysan, du village de Mbuanya Mbumba, se félicite d’avoir réussi à construire une maison en dur, avec les bénéfices qu'il a pu ainsi réaliser : ″Tôles, briques cuites : tout ça, c’est grâce à cette banque qui revalorise les agriculteurs que nous sommes.″

    L’argent des paysans
    Cette banque, explique Mukenge Nsumpi, producteur de taro, a été lancée par des organisations paysannes elles-mêmes : ″Nous avons préféré rassembler et gérer notre argent ensemble dans une banque créée par et pour nous, sur place″. Les paysans se méfient en effet des caisses d’épargne et de crédit, structures de micro-finances basées en ville et auxquelles les villageois accèdent difficilement. 
    Les objectifs sont d'augmenter la production agricole et de faciliter l'écoulement des produits des champs vers les grands centres comme Kananga, Lubumbashi, Mbuji-Mayi, etc. Les membres espèrent ainsi résoudre localement deux problèmes auxquels ils sont confrontés depuis longtemps : l’insuffisance alimentaire et les mauvaises conditions de logement, confie
    Marie-Rose Bakatuimina, une cultivatrice interrogée dans son champ d’arachide, dans le village NDUNGA. ″Nous avions des difficultés pour trouver de quoi mange, et nous dormions presque dehors. Cela doit changer grâce à notre Fonsdev.″
    Jusque-là, en effet, la situation était très précaire. Les denrées de première nécessité étaient rares et donc chères sur l’ensemble du territoire. Un infirmier du centre de santé de la mission catholique Bunkonde relève que ″nombre de malades que nous recevions ici étaient des enfants malnutris″. ″Même pour la farine de maïs, il fallait nous rendre à Kananga parce qu’ici, c’était trop cher″, explique une ménagère qui tient un petit bistro à l’entrée du village de Kabundi.

    Régler les conflits à l’amiable
    Le Fonsdev fonctionne grâce à l’épargne des paysans eux-mêmes, à qui il accorde ensuite des crédits pour investir dans leurs champs ou un petit commerce. Le remboursement se fait en trois à six mois à un taux d’intérêt ne dépassant pas 10 %. Au village de Kambala, 476 paysans ont adhéré à la banque en 2008, contre 113 en 2007. L’épargne accumulée a atteint 4 799 dollars, dont 4 193 accordés comme crédit, selon le bulletin Congo-Agri, de l’Inades (Institut africain pour le développement économique et social). 
    Les organes de la banque sont composés de personnes choisies parmi les membres. Ils doivent habiter dans le village, être de bonne moralité et disposer d’une source de revenus connue. C’est la commission de trésorerie qui accorde les crédits, après avoir examiné le motif pour lequel le crédit est sollicité, la capacité de remboursement du demandeur et les garanties qu’il peut présenter. Celui-ci met en gage ″un bien de valeur telles une chèvre ou une machine à coudre, qui peuvent être vendues par la banque en vue de récupérer son argent en cas de non-remboursement dans le délai convenu″, précise Leader Kabamba, le trésorier. Les quelques cas de non-remboursement sont réglés si possible à l’amiable, le souci étant de ne pas saisir les tribunaux. ″Si nous recourons à la police, les gens vont fuir la banque″, estime Ntumba Bananga, membre de la commission précitée.
    Selon Johny Mayi, ministre provincial du Développement territorial, cette initiative a sauvé l’agriculture de la province. Mais pour la Coordination de la société civile, l’État doit sécuriser la banque du paysan et ″surtout réhabiliter les routes des dessertes agricoles pour que les produits des champs arrivent en ville″, souhaite Alex Mukanya, président de la société civile du Kasaï Occidental. 

  • Imprimer

    VIVE LE RIZ LOCAL KASAÏEN. LOSA LUA KUETU KU KASAYI

    EBU SI MBUALU BUA KUSANKA NABU NI KUDISUA.

    Kasaï occidental : le riz local se vend mieux que le riz importé

    (Syfia Grands Lacs/RD Congo) Depuis 2007, le riz local, aujourd'hui produit en quantité dans les bas-fonds, connaît un grand succès au Kasaï occidental. Septante-dix pour cent des ménages de Kananga le préfèrent au riz importé beaucoup plus cher et sans goût.

    Les marchés de la ville de Kananga, au Kasaï occidental, sont aujourd’hui inondés de variétés de riz local comme le mandefu, le menga, le sipi, le jasmin… C’est le résultat d’une sensibilisation menée depuis 2 ans et demi auprès des cultivateurs par des Ong locales et internationales qui promeuvent la sécurité alimentaire. L’objectif était de convaincre les Kasaïens de cultiver eux-mêmes le riz, alors que ce produit était jusqu’à présent importé à grande échelle. Désormais, les vendeurs vantent la qualité de leur riz. "Venez clients ! Achetez du riz ! La meilleure qualité se trouve chez moi. Je la vends moins cher. Voyez comme il est tout frais", crie maman Jacky Kapinga, au marché Ofida, au centre-ville. À côté d’elle, une autre vendeuse clame : "Achetez le riz localement produit. Il a encore tous les éléments nutritifs dont le corps a besoin. Peu importe sa couleur grise, c’est le meilleur. Méfiez-vous du riz tout blanc importé d’Asie ou d’Europe. Il a mis du temps, il n’a plus de goût. Venez ici, clients "

    Les marais produisent plus
    Les organismes de lutte contre la faim et la pauvreté ont apporté de nouvelles techniques de plantation qui aident aujourd’hui les cultivateurs à améliorer leur production : le semis en ligne, par exemple, ou l’usage d’un nombre déterminé de graines par poquet (5 à 8). Les marais et les savanes sont devenus des endroits privilégiés pour la culture du riz. Avant, celle-ci était exclusivement pratiquée dans les forêts loin de la ville, après déboisement et brûlis des champs. Entre le semis et la récolte, 6 mois étaient nécessaires. Il n'y avait donc qu'un récolte par an.
    La nouvelle technique de la "révolution verte", qui utilise des variétés naines hâtives pour accélérer la croissance et rentabiliser la production, connaît beaucoup de succès. Pour Maurice Kapuku, un des cultivateurs, le riz des marais produit, après 3 mois, deux fois plus que celui cultivé dans la terre ferme (riz de montagne). "Les agronomes nous ont remis une variété qui tolère beaucoup d’eau. Ils nous ont conseillé de cultiver dans les marais. Les résultats ont dépassé nos attentes", raconte maman Ngalula Cibi Marie. La dernière récolte est réjouissante : au moins 40 sacs de riz par hectare, soit 4 tonnes, dans les marais contre 1,5 à 2 t pour les variétés anciennes telles que le bumba, le mandefu, le ghana (long grain)…
    Par ailleurs, le système d’irrigation donne la possibilité aux agriculteurs d’élever des poissons en même temps. Soeur M. Esther, de la léproserie de Cimuanza à 95 km de Kananga, a juré cette année de remplacer l’ancienne semence. "Le riz de bas-fond est le meilleur, il croît vite. Il peut résoudre le problème de la faim par son abondante production annuelle", se réjouit-elle. Christian Kalenga, de l’Ong Caritas développement à Luandanda, a produit près de 3 tonnes de riz dans la savane. "Les résultats de ces 2 dernières années sont meilleurs. La récolte dans la savane a mis au défi les villageois habitués à vivre dans la routine de la plantation de riz dans la forêt", remarque-t-il.

    Moins de riz importé
    L’abondance de riz local varié sur le marché kanangais empêche les prix de monter en flèche. Des décortiqueuses ont été installées dans les marchés pour améliorer la qualité du produit et augmenter les recettes des vendeurs. Joséphine Lusamba, de Cilumba, témoigne : "Lorsque je pilais mon riz, il se cassait et les clients l’achetaient peu, car ils disaient que ce riz brûlait facilement pendant la cuisson. Je ne le vendais qu’à bas prix. Mais maintenant, le prix du riz décortiqué est devenu très intéressant." Les commerçants fournisseurs de riz étranger viennent d’abandonner ce commerce. Seule Beltexco, une entreprise commerciale internationale, continue à le fournir aux commerçants de la place mais à un prix assez élevé. Jolie Mbuyi, l’une de ses clientes, gagne 1 $ ou 1,5 $ par sac de 50 kg. "Je vends le riz blanc importé, mais moi-même j’achète souvent le riz local pour mes enfants, car il a un bon goût et n'est pas encore dénaturé, puisqu’il est tout frais. Celui que je vends est cher pour mon budget familial." Un sipa, mesurette d’un demi-kilo de riz local coûte à 350 FC (0,45 $), alors que la même quantité de riz thaïlandais ou ghanéen coûte presque trois fois plus cher. Pour Stéphane Kayembe, du dépôt B.D.S, "le riz industriel est cher à cause de sa qualité qui semble supérieure, de par sa blancheur et sa facilité de cuisson".
    Stéphane et Jolie reconnaissent que leur commerce s’est ralenti avec l’abondance de riz local sur le marché. Les revendeurs du riz importé le placent alors dans les boutiques destinées aux gens qui ont des moyens. Maman Ciela, du restaurant Bébé Rico, avoue que, pour les fêtes ou sur commande, elle achète du riz importé, parce qu’il présente bien. Mais les connaisseurs préfèrent les plats au riz local.


    version imprimable

  • Imprimer

    UNE PETITE HISTOIRE DE KANANGA, EX LULUABOURG

    APPRENONS A CONNAÎTRE NOTRE VILLE DE KANANGA

    CES INFORMATIIONS DE LA MONUC DATENT DU 03 DECEMBRE 2004. ET DEPUIS, BIEN DES CHOSES ONT CHANGE TELLES QUE, LE NOMBRE D'EMETTEURS TV (4), LA REPARATION DES ROUTES, LA REALISATION DE CERTAINS PROJETS ETC...

    Je pense également qu'il y a des erreurs. Malandji n'est pas la déformation du mot Malange. C'est les portugais qui ont transcrit le mot Kimbundo  "Malandji"( l'équivalent du Kimpende en Angola), en Malange, appelation actuelle. Les Kimbundos ou les ambundos appellent leur ville "Malandji" en leur langue jusqu'aujourd'hui. 

    Symphorien K. MB.

    Carte postale de la ville de Kananga
    Biliaminou ALAO/MONUC

    Localisez sur la carte la ville de Kananga.

    Kananga est le chef lieu de la province du Kasaï Occidental, est située au centre du pays. Le Kasaï Occidental comprend les villes de Kananga et de Tshikapa et les districts du Kasaï et de la Lulua.

    Titre administratif.


    Bordé par la rivière Lulua, Kananga, obtient le statut de chef lieu de la province du Kasaï Occidental le 20 janvier 1950 sur ordonnance du Régent au détriment de la ville de Lusambo.


    L'entrée de la ville est ornée d'une banderole de bienvenue.
    Kananga est ensuite élevé au rang de ville (alors Luluabourg) par l'ordonnance Nº 12/357 du 6 septembre 1958 du Gouverneur Général du Congo Belge, M. Petillon, puis chef lieu de la province du Kasaï Occidental depuis le 24 juin 1967. La ville comprend 5 communes: Kananga, Ndesha, Nganza, Katoka et Lukonga, divisées en 27 quartiers.

    Habitants.


    Kananga dispose d'une population de près de 1 130 100 habitants, et d'une douzaine d'ethies (Lulua, Kete, Kuba, Luntu, Songo, Bindi, Salampasu, Tshiokwe, Baluba, Anamongo, Pende et Lele). Les Kanangais parlent principalement, en plus du français, le tshiluba, mais aussi le swahili le Lingala et l'Otetela. Même si Kananga est une ville multi-ethnique, l'ethnie dominante est le Bena-Lulua qui partage la même langue (Tshiluba) que les Luba-Kasaï du Kasaï Oriental et les Luba-Shankadi du Katanga.

    Superficie
    La ville de Kananga a une superficie totale de 847 km², soit une densité de 1334,24 hab/km² et Kananga, avec 300 km², est sa plus grande commune tandis que Katoka est la plus petite avec 24 km².

    Situation, limites et accès (altitude/villes voisines)
    La ville est située au centre de la RD Congo entre 5º23' latitude Sud et 25º25 longitude Est. Elle est limitée au Nord par le territoire de Demba, au Sud par le territoire de Dibaya, à l'Est par le territoire de Dimbelenge et à l'Ouest par le territoire de Kazumba, tous constitutifs de la sous-région de la Lulua.

    L'avenue Lumumba, avec son terre-plein central gazonné.
    Kananga possède une infrastructure routière de près de 211,929 km dont 59,072 km asphaltés en constante dégradation et 152,857 km en terre battue. La ville possède un aéroport national (de Lungandu) reliant la province au reste du pays, une voie fluviale et une gare ferroviaire. La province est accessible par voie ferrée longue de 613 km traversant du nord (port Ilebo) au sud (gare de Lubi), permettant ainsi de rejoindre le Kasaï Oriental pour aller en Angola, au Zimbabwe au Mozambique et en Afrique du sud etc. Les cours d'eau traversant le Kasaï Occidental sont exploités par l'Office Nationale des Transports (ONATRA). Ils font la jonction de la voie ferrée à la voie fluviale permettant de relier la ville à Kinshasa.

    Histoire
    Les origines de la ville de Kananga remontent à la découverte, par les explorateurs allemands Pogge et Hermann von Wissmann, de la rivière Kasayi. En octobre 1881, les deux explorateurs, en provenance de Malange en Angola, sont accueillis à la résidence du chef du village Kalamba (du nom de son chef Kalamba Mukenge) du peuple Bena-Lulua, situé sur la rive gauche de la même rivière à 3 km de Mikalayi. Pogge s'installe chez Kalamba pendant plusieurs mois jusqu'en 1883, dans une petite maison en pisé qu'il dénomme "Pogge station" qui fut le 1er port d'attache des allemands au Kasaï.

    Wissmann revient le 10 novembre 1884 pour déplacer "Pogge station" sur la rive droite de la rivière Lulua et dénomme son campement Luluabourg Malandji (Malandji est la déformation du nom Malange donné par les transporteurs de Wissmann, d'origine angolaise, qui ont préféré le nom de leur lieu de départ).

    En 1895, les troupes Batetela de Kalamba se révoltent suite à l'exécution de leur chef, par l'autorité Belge. La mutinerie qui a connu du succès dans ses débuts a finalement été matée en 1901. Dans la même période (1895), le Gouvernement crée à cet emplacement un poste d'Etat qui prend la dénomination du Campement et est transféré en 1932 sur la rive droite de la rivière qui est devenue un important carrefour depuis l'inauguration en 1928 du chemin de fer BCK aujourd'hui la Société Nationale des Chemins de Fer du Congo (SNCC). C'est essentiellement ce mode de transport qui a contribué au développement très rapidement de la ville, au début du 20ème, entraînant ainsi l'arrivée massive de différentes populations, dont le peuple Luba qui domine très vite, économiquement, le peuple Lulua.

    Après l'indépendance, de violents conflits éclatent entre les Luba et les Lulua, entraînent l'exode des Luba vers le Kasaï du Sud (1961). De 1961 à 1962, la ville est occupée par les troupes rebelles venues de la province de l'équateur. En 1966, la ville change d'appellation pour devenir Kananga, une autre dénomination du nom de son grand chef Lulua, célèbre pour sa bonté et son sens de la justice.


    La Place de la 1ère Constitution de Luluabourg.
    Un fait historique non mois important est que c'est à Luluabourg que la 1ère constitution dont le Congo s'est dotée le 24 août 1967 a été élaborée et rendue publique. Le bâtiment qui abrité cette conférence de Luluabourg de 1964 est aujourd'hui abandonné et touffu de très hautes herbes, après avoir servi d'église pendant plusieurs années.

    Patrimoine
    La ville de Kananga possède un musée national situé sur l'avenue Kinkole; Les chutes Katende et Mbombo (quartier Lubiampata/Commune de Nganza, située à 11 km du centre ville) sont à l'étude pour abriter des barrages hydroélectriques, que les Kanangais appellent déjà "Espoir de Kananga"; La gare SNCC au centre ville, la place de l'Indépendance, les bâtiments administratifs de l'hôtel de ville et du palais de justice, la 1ère résidence du chef de poste d'Etat de Luluabourg (Plage de Tshibashi située à 9 km du centre ville dans la commune de Lukonga) ont une architecture belge des années 1960. La colline sacrée de Bushale Buamba de l'Eglise des sacrificateurs (au quartier Malandji/commune de Kananga) n'est pas l'endroit le plus fréquenté par les Kanangais, en raison des croyances et superstitions populaires. La traversée de Nsanga Nyembwe dans la commune de Katoka est un site touristique à voir.

    Hôtels/Hébergement
    Kananga possède 12 hôtels de standing acceptable en faisant fi du manque d'électricité et d'eau courante, à savoir le Grand Hôtel, l'Hôtel Musube, le Guest House, le Centre Thabor, l'Hôtel Elite, l'Hôtel Ngimuka, l'Hocentshi, l'Amika, le Shembo, l'Hôtel la Grâce, le centre protestant et le Restaurant de la piscine.

    Activités socio-économiques
    Kananga est le centre commercial et de transport d'une région riche en diamant et dont les productions principales sont le coton et le café. La ville ne produit aucun bien de première nécessité et vit des importations. Aussi, le marché clandestin de produits vivriers et du carburant favorise la rareté et la spéculation. La ville de Kananga est très peu industrialisée en raison des problèmes énergétiques et de distribution d'eau courante qu'elle connaît, mais le commerce de détail y est abondant et généralisé. La ville compte 1 Brasserie, 1 Savonnerie, 1 fabrique de peinture, des miroiteries, 1 biscuiterie, des boulangeries, 1 fabrique de mousses et 1 scierie. Elle possède aussi deux grands marchés ainsi que plusieurs petits marchés non couverts. Dans le but de contribuer plus efficacement au développement de la ville, le Barrage hydroélectrique "IMCK" sur la rivière Lubi dessert l'Hôpital privé IMCK de Tshikaji.

    Les chuttes Katende.
    Un projet de barrage sur les chutes Katende (à Bukonde) et sur les chutes Mbombo (à Nganza) toutes deux sur la rivière Lulua sont à l'étude. Par ailleurs, la Regideso a un programme de rénovation de son usine de traitement et de distribution d'eau. Les problèmes énergétiques que connaît la ville ne favorisent pas la promotion industrielle et des activités socio-culturelles. Quelques stations de radio sont captées dans la ville et deux stations de télévision, RTNC et CMB sont captées mais fonctionnent par intermittence.