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    BENA ONU BADI BAMBA NI MALU A KU LESTA MAMBULE TSHINU. OPERATION FARDC RWANDA = ECHEC DIXIT LA MONUC

    RD Congo

    L'ONU dresse un constat d'échec des forces armées contre les FDLR

    carte RFI

    (Carte : RFI)
    Viols, pillages, enrôlement d'enfants-soldats, le rapport d'experts des Nations unies sur l'est de la République démocratique du Congo est accablant. Ce groupe d'expert mis en place par l'ONU, en 2003, a passé plusieurs semaines dans la région du Nord et Sud-Kivu. Son rapport d'étape vient d'être transmis au Conseil de sécurité des Nations unies. RFI en a obtenu une copie. Et première chose qui apparaît dans ce rapport, c'est que l'opération conjointe des forces armées de RDC et du Rwanda contre les FDLR a été un échec.

     

    Premier constat des experts : l'opération militaire conjointe entre le Congo et le Rwanda n'a pas réussi à briser la structure de commandement des FDLR (les Forces démocratiques de libération du Rwanda) , les rebelles hutus rwandais. « L'opération, écrivent-ils, a souffert de sa brièveté, de problèmes logistiques et du détournement frauduleux des fonds opérationnels ».

    Les FDLR réoccupent aujourd'hui beaucoup de leurs positions, notamment les zones d'extraction minières qu'ils contrôlaient précédemment. De nombreux commerçants, selon le rapport, continuent d'acheter de la cassitérite, de l'or dans les zones tenues par les FDLR.

    Population terrorisée

    Sur la question de l'intégration des groupes armés dans les forces congolaises, les experts onusiens estiment qu'elle a été mal planifiée et réalisée trop rapidement. Ils affirment par exemple, que beaucoup d'armes n'ont pas été rendues par les ex-rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) ou par les diverses milices Maï-Maï. Il existerait donc des caches qui incluraient même des stocks d'armement lourd dont certains serait sous le contrôle d'anciens officiers du CNDP.

    Au chapitre des violations des droits de l’homme, les experts n'épargnent personne. Militaires, anciens rebelles intégrés dans le commandement des FARDC (Forces armées de la RDC) commettent des crimes. Le viol des femmes, le recrutement d'enfants-soldats n'ont pas cessé au Nord et Sud-Kivu. Extorsions, pillages systématiques, incendies des maisons ont rendu la population exsangue et terrorisée. Les civils congolais subissent la vengeance des FDLR pourchassés sans pouvoir compter sur la protection de leurs propres forces armées qui les maltraitent aussi.

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    OMAR, SASSOU, NGUEMA, DEVANT LA JUSTICE FRANçAISE


                                                                                        Omar, Sassou et Nguema, détourneurs de fonds publicsDe gauche à droite, Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema.


    Mardi, la juge d'instruction Françoise Desset a déclaré recevable la plainte déposée par deux associations. Le 20 avril dernier le Parquet de Paris s'était prononcé contre l'ouverture d'une enquête. Il dispose désormais de cinq jours pour faire appel.

    Le 20 avril dernier le procureur, c'est-à-dire le représentant de l'Etat français, s'était prononcé contre l'ouverture d'une information judiciaire dans l'affaire dite des « biens mal acquis ».

    Le procureur estimait que les plaignants, les associations Transparency International France, Sherpa, ainsi qu'un ressortissant gabonais n'avaient pas juridiquement intérêt à agir. Mais la doyenne des juges du pôle financier de Paris en a décidé autrement. Selon elle la plainte est parfaitement recevable, elle a juste rejeté la constitution de partie civile du ressortissant gabonais.

    Cinq jours pour faire appel

    Cette plainte déposée le 2 décembre dernier vise le patrimoine immobilier et mobilier acquis en France par les trois présidents. Pour Omar Bongo et sa famille, les plaignants ciblent un hôtel particulier et quatre appartements situés dans le luxueux 16ème arrondissement.

    Concernant Denis Sassou Nguesso et son entourage, la plainte vise un hôtel particulier dans les Yvelines et un appartement dans le 7èmearrondissement. Transparency International affirme que ces biens ont été achetés avec de l'argent public détourné par les chefs d'Etats.

    Mais avant qu'une information judiciaire soit ouverte, c'est-à-dire avant que la justice puisse enquêter, il va falloir attendre de savoir si le procureur fait appel ou non. Il a cinq jours pour se décider. Le feuilleton n'est pas terminé.